C’est un déferlement, une horde bleue, un banc de poisson qui surgit, électrique, nous encercle et nous traverse. Inspiré par le récit biblique de Jonas, La Tendresse du ventre de la baleine, de Géraldine Chollet, porté par huit danseur·euses hardi·es et deux musiciennes nous plonge dans un monde amniotique où la danse jaillit de toute part, passe d’un corps à l’autre, nous enveloppe, nous emporte et nous questionne. À travers ce flux, mêlant énergie, puissance et présence, il y a l’affirmation d’une communauté qui nous invite à faire l’expérience du commun, à nous envisager les une·s les autres, différent·es et ensemble, tout comme les interprètes nous apparaissent, divers, singuliers et reliés. La musique live donne envie d’entrer en mouvement pour rejoindre cette danse de la joie, dans une expérience charnelle et émotionnelle où chaos et émerveillement se répondent.
Avec cette nouvelle création immersive programmée sous les étoiles de la Chartreuse, dans le cloître où on avait pu découvrir OUVERTURE-pièce pour danseur·euses et public cheminant, en 2024, la chorégraphe Géraldine Chollet place le public au centre d’un propos à la fois existentiel, intime et politique.
Plus que jamais, sa danse dessine un autre rapport au monde.
-
© Julie Folly -
© Julie Folly -
© Julie Folly -
© Charlotte Krieger
Géraldine Chollet
La tendresse du ventre de la baleine
Avec les rencontre(s) d’été de la Chartreuse
Concept et
chorégraphie Géraldine
Chollet
Chorégraphie
en collaboration avec les danseur·euses,
Jessica Tamsin Allemann, Johanna Robyn Closuit, Karine Dahouindji, Victor
Dumont, Bilal El Had, Bast Hippocrate, Maïté Maeum Jeannolin, David Zagari
Danseur·euses
extras Alice Gratet,
Mélissa Guex, Eléonore Heiniger
Voix et
guitare Billie Bird
Dj Iman Waser/MÂNAA
Dramaturgie Adina Secretan, Jessica Huber
Création
lumière Selim Dir
Melaizi
Costumes Maarten Van Mulken
Assistanat
costumes Claire
Nicholas
Conseils
scénographie Sarah André,
Thérèse Weibel
Assistanat Trân Tran, Tamara Lysek
Régie son Raphaël Raccuia
Régie lumière Victor Schwab
Direction
technique Nidea
Henriques
Production,
diffusion et développement Maxine Devaud
/ oh la la – performing arts production
Production Cie Rahu LaMo
Coproduction Théâtre Vidy-Lausanne, Pavillon ADC – Genève,
LAC – Lugano, Gessnerallee Zürich,
Kaserne Basel
Soutiens Label+ Romand, État de Vaud, Ville de Lausanne,
Loterie Romande, Pro Helvetia, Fondation
Ernst Göhner
Remerciements Théâtre Sévelin 36 et Arsenic – Centre d’art
scénique contemporain
Biographie
Géraldine
Chollet est danseuse, chorégraphe et pédagogue, formée au Laban Centre à Londres. Elle
collabore avec de nombreuses compagnies de danse et de théâtre, dont la Cie
Philippe Saire, Cie Jessica Huber, la Fair Cie et la Cie Émilie Charriot. De 2006 à 2025, elle se forme et enseigne le langage de mouvement Gaga. Après
près de vingt ans de transmission, elle choisit de se retirer du label Gaga
pour des raisons éthiques et politiques.
Elle continue à enseigner le mouvement dans différentes institutions. Depuis 2011, elle
développe son propre travail chorégraphique avec la Cie Rahu LaMo. Elle a créé les
pièces ITMAR (2014), OUVERTURE – pièce pour danseur·euses et public cheminant (2021), La Kabane (2022), Breathe my
love, breathe (2024) et La Tendresse du ventre de la
baleine (2025). En
2025, elle a reçu le Prix suisse des arts de la scène.
Parallèlement
à sa pratique artistique, Géraldine s’est formée pour l’accompagnement spirituel en
milieu hospitalier.
Entretien avec Géraldine Chollet
La Tendresse du ventre de la baleine, c’est un
joli titre qui évoque beaucoup de choses, en particulier la référence à Jonas
dans la Bible, dont vous êtes une fine connaisseuse.
Dans le
ventre de la baleine, Jonas vit tout d’abord une plongée dans les abîmes de son
être puis il éprouve la sensation qu’à l’intérieur de ce ventre il est
profondément accueilli, que quelque chose l’enveloppe et lui dit :
« tel que tu es je t’accueille » et « deviens qui tu es ».
Il ne s’agit pas d’une tendresse complaisante, elle accueille et pousse à se
mettre debout. J’aime bien la notion de tendresse féroce, fierce tenderness…
il y a de ça dans ce titre. Le ventre est une des parties les plus vulnérables
du corps, il n’y a pas d’os qui protège, c’est la partie tendre de nous-mêmes,
nos entrailles, les profondeurs de notre être. Tout ce que l’on ressent est lié
à nos entrailles, c’est parce que nos entrailles bougent que nous réalisons que
quelque chose nous arrive : les papillons dans le ventre quand quelqu’un nous émeut… Dans le ventre de cette
baleine, il y a quelque chose de l’ordre de la mise au monde.
D’où vous vient cette pièce ?
Elle mûrit en moi depuis longtemps. Il y a ce théologien
français, Jean-Yves Leloup, qui développe une lecture de la Bible qui me touche
beaucoup, ce n’est pas dogmatique mais repose sur une sorte de sagesse des
profondeurs. Il a une analyse du
récit de Jonas qui m’a particulièrement interpellée et que j’ai écouté à
plusieurs reprises ces dernières années. Il parle de la baleine comme d’une
figure matricielle et de cette relation entre individuation et collectivité.Ça m’a interpellée par rapport à mon parcours
individuel, où je ne trouvais pas toujours facile de trouver mon propre chemin
face aux injonctions d’une famille, d’une communauté. Il y a cette idée de faire confiance à nos
intuitions, bouger depuis la part de nous-même qui est connectée au réel…
J’ai un voisin qui est mort dans des circonstances glauques,
son corps est resté pendant deux semaines et demi dans son appartement sans que
personne ne s’inquiète. Cet homme, qui semblait intégré dans la société,
n’avait en fait aucun lien d’amitié ni d’amour, il était isolé. Il se conformait à ce
qui était attendu de lui, mais il n’a jamais trouvé l’endroit où il se sentait
appartenir. Je ne sais pas combien d’entre nous ont réellement la possibilité
d’être reliés à cette partie d’elleux-mêmes,
d’être dans la puissance d’être, dans leurpartie
déployée, dans leur créativité.
Je lisais aussi Gabor Maté, Le
mythe de la normalité, dont le sous-titre est « maladie et guérison
dans une culture toxique », où il met en évidence que certains de ceux qui nous
dirigent sont des personnes avec des profils sociopathes, Trump, Netanyahou…
ils incarnent dans la société la
figure de la puissance, de la force et du succès alors que ce sont des gens
malades. Maté met en évidence le conflit intérieur entre désir d’appartenance
et authenticité, et il associe l’authenticité au mouvement des entrailles, gut
feeling. Tu sens un truc au fond de toi et tu as assez confiance pour le
suivre. La philosophie du Christ parle aussi du désir profond d’être… J’ai
voulu réfléchir à tout cela en créant un format où l’on puisse être ensemble
tout en étant extrêmement différents, en assumant complètement le fait que nous
ne sommes pas les mêmes, que la fusion est impossible. Par contre, l’alliance
est possible, la différence devient l’endroit de la rencontre.
À commencer par celle des
interprètes ?
Tous·tes
les interprètes et parties prenantes de La Tendresse
du ventre de la baleine, y compris
moi-même, sont des personnes qui chacune à leur manière ont été éprouvées par
l’existence. Tous·tes ont dû mener des combats personnels, affirmer leur
individualité, leur différence à la norme, reconnaître ce qui les dominait, et
accepter de mettre en jeu et questionner leur appartenance à la collectivité.
Ces trajets sont personnels à chacun·e et différencient ces personnes, mais ils
sont aussi un point qu’iels ont en commun. Autre élément qui les relie : ces
personnes ont choisi consciemment, en dépit des difficultés, de garder le cœur
ouvert, de ne pas se durcir. Il y a vraiment un choix politique d’essayer de marcher dans
un endroit de tendresse, mais de tendresse féroce.
La tendresse, la douceur, ce sont des notions qui étaient
déjà là dans OUVERTURE – pièce pour danseur·euses et public
cheminantvotre
précédent spectacle et que l’on retrouve aussi dans la méthode Gaga que vous
avez enseigné ?
Oui, que j’ai enseignée durant plus de 20 ans et dont je me
suis retirée récemment…
on retrouve ces notions de lâcher-prise, de devenir tendre. Le terme utilisé dans le cadre de la
pratique Gaga, est softness.
Quand il a fallu trouver
la traduction (je suis la première à avoir enseigné la méthode Gagaen français) – dans la tradition hébraïque les mots ont énormément
d’importance car ils sont créateurs d’une expérience –, j’ai choisi
« tendre » car cela renvoie à une texture : ce n’est pas avachi,
pas mou, c’est un moelleux dynamique. En termes de texture physique, si tu es
tendre, tu es agile, si tu n’es pas tendre tu es verrouillé ; cela rejoint
OUVERTUREdans l’idée du mouvement,
c’est la possibilité d’une agilité. C’est aussi lié à la vulnérabilité, au fait
de sentir et d’être en vie, d’éprouver la vie dans tous ses registres.
En termes de mouvement, il y a une sorte de flux qui
court autour de nous, d’où vient cette danse ?
Cette course inaugurale c’est vraiment le désir éperdu
d’appartenir, de connexion. Qu’est-ce que tu es prêt·e à faire pour appartenir ? Tu te
retrouves à courir avec un groupe mais est-ce que ton rythme est compatible
avec celui du groupe… Nous avons joué avec l’idée d’injonction : il faut
courir mais tu ne sais pas pourquoi. Il y a à la fois la beauté et la puissance de l’ensemble
mais aussi son absurdité. Au départ, c’est merveilleux, cela va chercher dans
notre mémoire ces moments où on est là ensemble, on court ensemble, dans une
forme de physicalité, d’animalité, et en même temps, ça a l’air dur : dépasser
les limites c’est super, mais pourquoi ? nous l’appelons la « danse
du sommet ». Chacun·e a
un parcours propre – à quel moment tu t’arrêtes ? à quel moment tu décides
de ne plus être solidaire avec
la course éperdue du collectif ? – qui s’organise différemment
chaque soir. La musique pousse derrière, c’est la tempête au début de
Jonas. Il y a aussi pour moi la question de l’anonymat : quandiels
rentrent tu ne sais pas qui est qui, et puis iels commencent à sedécouvriret là des individus apparaissent petit à petit.
Il y a ce rapport particulier au public, c’est vraiment
une expérience que vous nous proposez
Oui le rapport au public est pensé très en amont, il s’agit
de créer un format d’expérimentation physique pour les gens qui viennent voir.
Non seulement on voit mais on sent, le public est physiquement engagé. C’était
pareil dans OUVERTURE.
La pièce propose aussi d’accepter de ne pas tout voir. Nous travaillons
beaucoup sur la qualité de présence des danseur·euses, c’est très exigeant, les passages sont étroits, iels doivent à la fois garder
le lien avec l’ensemble, trouver leur chemin et, comme c’est semi improvisé,
toujours rester en dialogue avec ce qui apparaît. C’est vraiment une pratique.
Dans ce rapport au public, avec le fait d’être debout et les spectateur·ices au sol, il y a
aussi la question de comment tu peux voir et te laisser voir sans entrer dans
un rapport de force, de
domination, nous avons beaucoup travaillé là-dessus. En étant si proche,
tu vois les réactions des gens, il s’agit d’accepter d’être regardé et que les
gens te regardent comme iels ont
envie. Ça demande aux danseur·eusesd’être assez tranquilles avec elleux-mêmes, de ne pas prendre
ce qu’iels voient
personnellement, d’être aussi vraiment dans l’expérience des présences qui sont
là… J’aime bien cette idée de proximité, de frôlement. L’idée de l’organisation
spatiale m’est venue très vite : public au milieu, danseur·euses autour, avec ce rapport dehors
dedans, l’idée de ces chemins où tout se mélange. D’abord Jonas, après ce
format. Pour certaines personnes
du public ce n’est pas confortable, cette sensation d’être encerclé·es. Après, il y a la
notion d’enveloppement qui arrive. Encerclement ou enveloppement ? Tout
dépend comment on considère la chose, il peut y avoir une dimension de contrainte
ou de sécurité. Et il y a aussi un rapport à la fragilité : tout le monde
est très à vue…
Comment ça s’est négocié entre l’écriture et
l’improvisation ? Quelles consignes avez-vous donné aux danseur·euses ?
Nous avons
travaillé à la fois sur une partition écrite et sur du matériel improvisé. La
partition écrite a été composée à partir de séquences de mouvements créées
individuellement et mises en commun, mélangées. Les mouvements de cette partie ont été inspirés par deux
chansons : Grace de Kae Tempest et La Danse de la joie de
Josman. Le refrain dit « ça
fait longtemps que j’ai pas fait la danse de la joie ». Pour nous, il s’agit vraiment d’exprimer
ça : ça fait longtemps qu’on n’a pas fait la danse de la joie comme
société, comme humanité, ça fait longtemps… Est-ce que nous nous en
souvenons ? Est-ce que nous pouvons nous en rappeler ensemble ?
Pour les
parties improvisées, nous avons travaillé sur une qualité de mouvement en lien
avec un phrasé rythmique. Nous nous sommes inspirés de la façon de poser de certain·es
artistes de rap pour créer une danse percussive, poétique et intime.
Il y a une autrice, Brenée Brown, qui dit « la joie est une des émotions
les plus vulnérables que l’être humain ressent parce qu’elle combine à la fois
la beauté, la fragilité, une profonde gratitude et l’impermanence ».
Il s’agit aussi du courage d’être, ce n’est pas juste lié aux circonstances.
Est-ce qu’il y a une préparation particulière avant de
danser ? Comment mettez-vous ça en œuvre ?
Toutes ces personnes arrivent avec un background et
un bagage technique très divers, il a d’abord fallu développer un langage
commun. Je travaille sur des qualités de corps plus que sur des mouvements en
particulier, sur une disponibilité, une capacité à sentir à écouter, à être attentif·ve. C’est une pratique
de chaque jour, réaffuter son
instrument pour être en capacité de sentir et d’être conscient·e. D’avoir de l’attention. D’autant plus
dans ce dispositif où tu
dois avoir tous tes sens allumés, dans une sorte de combinaison entre instinct
et intuition. Nous avons une pratique corporelle avant chaque représentation,
j’insiste sur le fait qu’on prenne un temps et qu’on mette nos corps ensemble.
Je nourris aussi beaucoup avec des pensées, des réflexions,
des lectures : iels arrivent
chargé·es, iels sont là
avec une intention. Pendant toute la création, nous avons lu ensemble le livre intitulé Jonas
de la théologienne et poète Francine Carrillo. L’histoire de Jonas soulève, entre autres, la question du
rapport à l’ennemi, à celui qui ne pense pas comme nous ; et ce moment où
celui qui semblait être la personne vertueuse devient la personne immorale.
C’est intéressant de réfléchir sur cette histoire de bon
côté et de mauvais côté : nous sommes tous·tes potentiellement « l’ennemi » de quelqu’un·e malgré nous, ou
volontairement. Le principe de Jonas doit être constamment retraversé :
mourir à ces arrangements que nous avons avec la réalité, mourir à notre désir
de pouvoir, et renaître à notre humanité, notre capacité d’empathie et de
création pour la vie. C’était fort d’avoir ces discussions autour de la morale
et de l’éthique, par les temps qui courent avec le génocide à Gaza et tout ce
qu’il se passe, de ne pas tomber dans le piège d’un rapport binaire au monde et
aux gens. Nous en avons parlé tous les jours. Nous sommes imprégné·es de ça. Nous sommes des gens avec des expériences du monde très
différentes, en tant que femme blanche de 50 ans je ne vis pas les choses de la
même manière qu’une personne de 25 ans racisée ou qu’une personne trans. Les
questions de justice et de miséricorde ne résonnent pas de la même manière chez
chacun·e d’entre nous,
alors comment pouvons-nous être
en dialogue avec ça et, surtout, avec les personnes qui vont entrer dans la
salle et qu’on ne connaît pas ? On ne sait pas ce qui les porte, on ne
connaît pas leur positionnement politique et on va danser avec elleux cette danse de la joie que nous n’avons pas dansée
depuis longtemps. Ça demande un certain cœur, un certain ventre pour rester disponible et en
mouvement…
Ces interprètes viennent tous·tes d’horizons très différents, comment les
avez-vous choisis ?
Qu’est-ce que vous attendez des danseur·euses ?
Quand je les vois danser, que je les écoute jouer, ces personnes me touchent
profondément. Il y a ce rapport au groove, à la pulse qu’ielsont tous·tes.
Ce sont toutes des personnes avec un caractère de feu, il y a quelque chose
d’explosif en elleux. Ce
sont aussi des gens qui ont fait le choix conscient d’une profonde gentillesse sans complaisance (fierce
tenderness). Chacun·e d’elleux peut tenir une scène tout·e seul·e et, malgré cette immense puissance, iels ont une capacité et un profond désir à voir l’autre,
à le considérer et à lui
faire la place. Tous·tes sont
créateur·ices par ailleurs. Iels mesurent les enjeux de la position de
porteuse de projet et me soutiennent et me challengent dans ce rôle. C’est très
riche.
Peut-on aussi parler de la musique, des costumes ?
La musique est un performeur à part entière. J’ai un rapport
très fort à la musique. Je voulais un lien avec l’urbain, avec le club, ces
endroits de rassemblement où tu visites des états d’extase, où tu t’oublies et
où, en même temps, tu te ressens profondément vivant·e, tu es transcendé·e. Le club a vraiment cette
capacité-là. Et je voulais combiner cette dimension avec la présence d’un
instrument. Ces deux artistes n’avaient jamais travaillé ensemble. Elles ont
trouvé leur endroit de collaboration et de création. En tant que DJ, Imancherche à créer
une expérience profondément transformatrice pour les gens. Elle envisage ses
sets comme des invitations subtiles à bouger dans notre relation à ce qui nous
entoure, devenir plus conscient·e,
plus tendre, nous éveiller par la musique plutôt que nous engourdir. Elodie est chanteuse compositrice
musicienne, elle a un rapport très charnel à sa musique. Dans ses chansons,
elle met en mot avec beaucoup de finesse son expérience du monde…
Un mot aussi sur les couleurs des costumes : elles proviennent d’une toile
d’Hildegarde von Bingen, L’Homme bleu. Cet homme bleu c’est l’archétype
de la compassion, l’homme accompli. Il y a donc ce bleu saphir pour les danseur·euses. Sur la toile,
sont présents aussi l’or et l’ocre qui sont les couleurs des musiciennes. Je voulais des costumes qui jouent avec le côté
rituel et le streetwear, d’où ces franges, ces cagoules.
Propos recueillis par
Maïa Bouteillet
Vidéo
Revue de presse
Tournée
Contact
Cie Rahu LaMo – Géraldine Chollet
Lausanne
Contact diffusion :
Maxine Devaud
/ oh la la – performing arts production
maxine@oh-la-la.ch
oh-la-la.ch/artistes/geraldine-chollet